La pointe du Roselier grandeur nature

A la pointe du Roselier, la nature a repris ses droits moyennant d’importants travaux de mise en valeur initiés par le Conservatoire du Littoral avec le soutien de la Ville. Désormais interdit aux voitures, le site offre aux promeneurs un vaste écrin de verdure et de quiétude avec une vue panoramique imprenable sur la baie. « Un espace remarquable devenu exceptionnel » s’est félicité le maire Ronan Kerdraon, lors de l’inauguration ce jeudi 5 mai.

Une soixantaine de personnes ont assisté ce jeudi 5 mai à l’inauguration des travaux de requalification de la pointe du Roselier, parmi lesquels de nombreux riverains entouré d’élus municipaux et départementaux. (PHOTO – Paul Ropert – Art’Images)

 

La pointe du Roselier a changé d’allure. C’est aujourd’hui un vaste écrin de verdure dominant la mer à perte de vue. Ici tout respire le calme et la quiétude. Une brise légère souffle. Le soleil printanier incite à la promenade et à la rêverie. A l’écart de toute circulation.

Une aire de stationnement derrière le manoir

Désormais l’endroit est rendu aux piétons. Pour accueillir les voitures, une nouvelle aire de stationnement de 80 places a été créée quelques centaines de mètres en amont, derrière le manoir. Des plantations d’espèces locales telles que des chênes, frênes, aubépines, doivent favoriser son intégration dans le paysage.

A proximité, deux murets en pierre marquent l’entrée du site. De là, le visiteur gagne la pointe en empruntant l’ancienne route d’accès qui s’est transformée en voie de liaison douce où subsistent deux bandes de roulement séparées par un ruban enherbé.

 

Une liaison douce, un réseau de sentiers

Au bout du chemin, la pointe se découvre dans toute son ampleur et sa beauté naturelle. L’ancien parking a disparu laissant place à une vaste prairie fraîchement ensemencée. L’allée centrale se divise alors en sentiers bien revêtus facilitant l’accès au four à boulet, à la guérite, ou encore à la table d’orientation où se dresse le monument des péris en mer. On chemine par les vallons et les prairies, non loin de la falaise. Un débroussaillage raisonné a permis de dégager la vue panoramique sur la baie.

« Ce site remarquable est devenu un endroit magique » s’est enthousiasmé le maire, Ronan Kerdraon, lors de l’inauguration marquant la fin des travaux de requalification de la pointe lancés début février par le Conservatoire du littoral pour un montant de 293.634 €. Un budget financé grâce à des subventions de la Région (30.000 €), du Département (50.000 €) et de l’Etat (60.000 €). De son côté, la Ville a pris en charge les travaux d’effacement des réseaux pour 270.000 €.

« Grâce à ce partenariat exemplaire, nous sommes parvenus comme promis à préserver un patrimoine naturel d’exception et le mettre en valeur tout en permettant au plus grand nombre de le découvrir et l’apprécier » s’est félicité le maire en rappelant que le projet a tout de même réclamé « un quinquennat pour se concrétiser ».

La rue du Roselier sera refaite

Pascal Laporte, l’adjoint à l’environnement, qui a porté ce projet avec Stéphane Riallin, le chargé de mission du Conservatoire du Littoral, reconnaît que le chemin a été long et semé d’embûches, rappelant que plus d’une centaine de réunions de concertation ont été organisées avec les riverains, associés dès l’origine à la réflexion. « Aujourd’hui, on peut tous être fiers du résultat. »

La dernière étape va consister à améliorer la route d’accès du site depuis la Ville Hervy. « Nous allons refaire la voirie » confirme le maire qui compte bien solliciter l’appui financier de l’agglomération et du département.

Didier Olivry, le délégué régional du Conservatoire du littoral, et Ronan Kerdraon, le maire de Plérin, ont inauguré les travaux de la pointe, entourés de Pascal Laporte, adjoint à l’environnement, Jean-Marie Bénier, vice-président du conseil départemental, et Nathalie Nowak, conseillère départementale.

 

Une aire de stationnement végétalisé de 80 places a été aménagée derrière le manoir du Roselier.

L’ancien parking de la pointe a été remblayé et remplacé par une prairie.

Depuis l’allée centrale, un réseau de sentiers mène aux différents points d’intérêt patrimonial du site, qu’il s’agisse du monument des disparus en mer, du four à boulet, ou encore de la guérite.