Des panneaux solaires pour la cuisine centrale municipale

Sur le chantier d’installation des panneaux photovoltaïques, Michel Caingnard, conseiller municipal délégué à la transition écologique, entouré de Lionel Thoraval (Avel Thor Solaire), Erwan Bréard, technicien des services municipaux, et Kévin Fèvre, de l’Agence locale de l’énergie et du climat.

Alimenter la cuisine centrale municipale en énergie solaire.

C’est la vocation des 37 panneaux photovoltaïques en cours de pose sur le toit de l’établissement communal.

Leur mise en service est prévue à la mi-décembre.

« Il s’agit d’une installation en autoconsommation » précise Kévin Fèvre, de l’ALEC, l’Agence locale pour l’énergie et le climat, qui a accompagné la Ville dans ce projet. « La totalité de l’électricité produite par ces panneaux sera consommée directement sur le site de la cuisine centrale. Et s’il arrive que la production dépasse ce qui est consommé par la cuisine, l’après-midi par exemple, le surplus ira alimenter les écoles maternelle et élémentaire situées juste à côté. »

Baisser la facture d’électricité

Les modules photovoltaïques répartis sur une surface de 65 m2 produiront environ 13.000 kWh d’électricité chaque année.

Soit 15 % de la consommation de la cuisine centrale dont la facture d’électricité, qui avoisine les 15.000 € par an, devrait baisser d’autant.

Une économie non négligeable en ces temps de flambée du prix de l’énergie.

L’installation, qui a été confiée à l’entreprise Avel Thor Solaire de Plélo, représente pour la Ville un investissement 22 740 € qui a été accompagné financièrement par une subvention de 18 500 € versée par l’Etat dans le cadre du plan de relance.

D’autres projets à l’étude

D’autres installations du même type devraient voir le jour dans les mois qui viennent.

« De nombreux bâtiments communaux offrent des opportunités de production d’électricité verte » indique Michel Caingnard, conseiller municipal délégué à la transition écologique. « Par exemple la salle Océane, l’école Harel de la Noë ou encore l’espace Roger-Ollivier. »

Des études sont en cours pour évaluer les coûts de pose et de maintenance, mais également la faisabilité technique.

« Il faut en effet s’assurer que les toitures soient en mesure de supporter un poids supplémentaire. »

Pour mener à bien ces études, la Ville s’appuie sur trois partenaires : le réseau BRUDED qui relaie l’expérience d’autres collectivités, le cabinet Inddigo pour les études de structure sur les bâtiments communaux et l’ALEC (Agence locale pour l’énergie et le climat) pour les choix techniques, la consultation des entreprises et le suivi de chantier.

Produire pour les besoins locaux

Engagée dans la mise en œuvre du plan climat énergie de Saint-Brieuc Armor Agglomération, la Ville s’est fixée pour objectif de produire 45.500 MWh d’énergie photovoltaïque en 2030.

« Nous souhaitons privilégier des sources d’énergie renouvelables dont nous puissions maîtriser les coûts dans la durée » insiste Michel Caignard.

Il indique que les panneaux photovoltaïques installés sur la cuisine centrale, de même que ceux qui équiperont le futur Espace d’enseignement des arts, font partie d’une démarche visant à encourager une production d’énergie verte et locale.

Une démarche complétée par le programme de rénovation énergétique des bâtiments communaux plérinais mis en œuvre par la Ville afin de concilier économie et écologie.