Anse aux Moines : la falaise à sécuriser

 

Le sentier littoral surplombant l’Anse aux Moines est interdit d’accès pour des raisons de sécurité. Des fissures sont apparues dans le revêtement du sentier accompagné d’un début d’affaissement de la falaise qui le supporte. Des travaux supplémentaires doivent être engagés par la Ville.

Début octobre, le maire a pris la décision d’interdire l’accès à cette portion du GR34 surplombant la plage de l’Anse aux Moines.

Des premiers travaux ont été entrepris dans la foulée afin de sécuriser la falaise.

Malheureusement ce chantier s’annonce plus délicat que prévu initialement.

Les fortes intempéries ajoutées aux baisses brutales des températures ces derniers jours ont aggravé la situation, faisant craindre l’imminence d’un éboulement.

Une maison de bois située en contrebas est menacée. Depuis plusieurs semaines, l’habitation a été interdite d’occupation par arrêté municipal.

« Notre priorité, c’est de la préserver » indiquent Pascal Laporte, adjoint à l’environnement et Didier Flageul, adjoint aux travaux, qui se sont rendus sur place ce jeudi 7 janvier dans la matinée. Ils étaient accompagnés par Nicolas Kouznetzoff, le directeur des services techniques municipaux, Fabrice Roy, du cabinet d’études Géolithe, et Bertrand Chevalier, de l’entreprise spécialisée dans les travaux en milieux périlleux Ouest Accro. L’occasion de faire le point sur le chantier.

Dans un premier temps, la partie supérieure de la falaise doit être déblayée. L’opération sera conduite avec précaution. Les techniciens de Ouest Acro ont prévu de procéder par aspiration. 20 m3 de terre sont à évacuer. Un grillage métallique sera ensuite tendu à l’horizontal afin de protéger le pied de la falaise.

Ces premiers travaux débuteront lundi 11 janvier. Ils devraient durer deux semaines.

Le confortement de la falaise sera engagé ensuite avec la mise en place d’ancrages recouverts d’un treillis consolidé par du béton projeté.

Les fissures apparues sur le revêtement du sentier pourront alors être traitées.

Ce chantier devrait être mené à bien d’ici au printemps.

Son coût, qui est estimé à 200.000 €, sera financé par la Ville, sur les crédits budgétaires prévus en cas de catastrophes naturelles.

Un périmètre de sécurité a été mis en place de part et d’autre du sentier. « Chacun est invité à respecter l’interdiction d’accès » insiste Didier Flageul. « Il y a un réel danger. A cet endroit, la falaise risque à tout moment de s’effondrer. »