La Ville déploie les grands moyens pour un exercice de secours

L’exercice de secours a été coordonné par la cellule de crise réuni en mairie autour de Pascal Laporte, adjoint à l’environnement, représentant le maire, et Gurvan Jacquier, directeur général des services municipaux.

 

Face à un risque majeur comme l’accident d’un véhicule transportant des matières dangereuses, il est primordial d’intervenir rapidement et de façon coordonnée pour alerter, secourir et protéger la population en danger. La mairie s’y prépare. Un exercice de mise en situation de crise a été organisé mardi 30 novembre, mobilisant autour des élus, 45 agents municipaux.

Le scénario était fictif.

Mais l’exercice bien réel, organisé à l’initiative de la mairie avec  l’appui du service prévention des risques majeurs de Saint-Brieuc Armor Agglomération.

 

Des centres d’hébergement d’urgence

A l’origine de cette mise en situation, une collision entre une voiture et un camion transportant des produits dangereux, à l’angle des rues Surcouf et Bellevue à Saint-Laurent. La citerne du poids-lourd fuit. De l’ammoniac s’échappe provoquant l’apparition d’un nuage toxique. 500 foyers, situés dans un rayon de 350 mètres autour du sinistre sont menacés.

Sitôt reçu l’appel d’un témoin de l’accident, vers 14 h, le maire active la cellule de crise. Un poste de commandement et de coordination est réuni en mairie. Autour des élus, jusqu’à 45 agents municipaux, représentant tous les services, sont mobilisés jusqu’à 17 h, en lien avec l’ensemble des acteurs de sécurité : préfecture, pompiers, police nationale…

Dans l’urgence, il s’agit à la fois d’alerter la population, diffuser les consignes de sécurité, organiser la prise en charge des blessés, mettre en place un périmètre de sécurité, mais aussi organiser le transport et l’accueil des riverains contraints d’évacuer leurs habitations.

 

“Etre le plus réactif possible”

« L’objectif de l’opération est d’entraîner les personnels à la mise en œuvre opérationnelle du Plan communal de sauvegarde et à l’installation d’un centre d’hébergement, dans un contexte réaliste et inconnu » explique Pascal Laporte, adjoint à l’environnement, qui représentait le maire, au sein de la cellule de crise.

« L’enjeu est d’être le plus réactif possible pour répondre aux besoins de la population face à un événement majeur, imprévisible et de grande ampleur. »

Une véritable course contre la montre au cours de laquelle, des décisions cruciales pour la sécurité de tous doivent être prises et mises en œuvre sur le terrain aussi vite que possible. Tout en s’adaptant en permanence à l’évolution de la situation.

L’occasion de tester l’efficacité des moyens d’alerte de la population (Internet, SMS, Porte-voix, porte-à-porte, médias) et des messages diffusés, la mise en place d’un périmètre de sécurité (barrières, déviations routières), les moyens de transports collectifs à mobiliser et les lieux de regroupement à déterminer pour évacuer des habitants sinistrés, sans oublier l’intendance nécessaire (couchage, nourriture) pour les héberger. Il a pour cela fallu reconvertir l’Espace Roger-Ollivier et la salle Edelweiss en centre d’accueil d’urgence.

Tout au long de l’après-midi, les policiers municipaux, mais aussi des agents des services techniques, de la voirie, des espaces verts, des services administratifs, de la cuisine centrale… étaient sur le pont durant cet exercice d’une ampleur inédite.

« L’expérience doit nous permettre d’acquérir une culture du risque, les bons réflexes et une organisation capable de faire face en cas d’urgence » note Pascal Laporte. « Tout en gardant calme et sang-froid. »

En octobre 2020, déjà, la cellule de crise communale a dû être activée à Plérin pour gérer les conséquences de la tempête Alex.

Une situation de crise qui était, cette fois, bien réelle.