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Plérin reçoit le trophée régional Zéro phyto

Lors du récent carrefour des gestions locales de l’eau, la commune de Plérin a reçu le trophée Zéro phyto durable décerné par la Région. Une distinction qui récompense les collectivités locales ayant renoncé depuis plus de 5 ans aux produits chimiques pour l’entretien des espaces publics. Un savoir-vert que la Ville pratique depuis près de 10 ans.


Plérin figure au palmarès 2020 des trophées « Zéro phyto durable » remis par la Région à 36 collectivités bretonnes

« Cette distinction récompense avant tout la qualité du travail des agents du service communal des espaces verts dont l’engagement est exemplaire » souligne Pascal Laporte, adjoint à l’environnement.

« C’est aussi le résultat d’une démarche volontariste et cohérente, visant à conjuguer embellissement du cadre de vie et respect de l’environnement. »
Une démarche pionnière qui a valu à la commune d’être certifiée « Zéro phyto » dès 2011.

Depuis plus d’une décennie, les 21 jardiniers de la Ville dirigés par Hervé Cozler, ont profondément modifié leur façon de travailler en renonçant totalement à utiliser tout produit phytosanitaire pour l’entretien de la voirie et des espaces publics de la commune.


Le choix du savoir-vert

L’entretien des cimetières se fait par exemple au désherbeur thermique, mais aussi manuellement, grâce notamment à une houe maraîchère sur roue.

Pour les espaces verts, les jardiniers de la ville recyclent les déchets de branchage qui, une fois broyés, servent de paillage (couvert végétal) pour limiter la pousse des plantes indésirables.

Sur la voirie, c’est le balayage mécanique qui prévaut ainsi que le binage. « Au bord des routes, nous avons systématisé le recours au fauchage tardif » explique Pascal Laporte.

Dans les zones sablées, les squares, les allées, la tonte est préférée au désherbage.


Une autre manière de fleurir

« On a également modifié notre façon de concevoir le fleurissement » souligne Pascal Laporte.

« Avant, le fleurissement à base de plantes annuelles prenaient près d’un mois. Aujourd’hui nous privilégions les plantes vivaces qui restent en place plusieurs années, résistent bien aux maladies et réclament un entretien limité » confirme Hervé Cozler, responsable du service espaces verts à la ville. « Cela nous fait gagner un temps considérable. Ce qui nous permet d’assurer un fleurissement de tous les quartiers de la ville. »

Une prouesse, car la commune est vaste. 27 km2 dont 60 à 70 hectares d’espaces verts à entretenir. Soit près de 3,5 hectares par jardinier. Sans compter les 130 km de voirie.

Pas simple à gérer. Le choix du « Zéro phyto » suppose des moyens nouveaux. La ville a beaucoup investi dans des machines et de l’outillage adapté.


Préserver l’environnement, l’affaire de tous

Pour autant, « la commune ne peut pas tout faire pour entretenir et embellir notre cadre de vie » souligne Pascal Laporte. « Les Plérinais ont aussi leur rôle à jouer. C’est même une obligation de nettoyer et désherber les abords des propriétés, le long des façades, des murets de clôture ou des trottoirs. Le brossage, l’arrachage manuel ou le binage, sont efficaces pour maîtriser la végétation spontanée, sans recourir au pulvérisateur. Notre environnement s’en portera mieux. Nous aussi. »