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Jardinage : les pesticides sous surveillance

Au jardin, les pesticides, dont l’usage sera bientôt interdit, peuvent être avantageusement remplacés par des techniques respectueuses de l’environnement. Certifiée « Zéro phyto », la Ville montre l’exemple.

Qu’on se le dise. Les pesticides sont extrêmement dangereux à la fois pour l’environnement et la santé. C’est pourquoi leur usage est très réglementé.

Depuis le 1er janvier 2017, la vente des pesticides en libre-service est interdite.
À la place, les jardineries proposent aux particuliers des conseils personnalisés donnés par un vendeur certifié.

C’est désormais une certitude. Les pesticides chimiques sont appelés à disparaître de nos jardins.

Leur diffusion est déjà placée sous surveillance étroite.
En effet, depuis le début de l’année, il n’est plus possible, pour un particulier, d’en acheter en libre-service.

Dans les magasins, les produits sont maintenant accessibles dans un espace dédié au conseil.
Des vendeurs qualifiés et agréés « Certiphyto » sont là pour conseiller le jardinier amateur.
Ils en profitent pour informer et sensibiliser le public aux méthodes alternatives à l’usage des pesticides.

Des façons de faire respectueuses de l’environnement.
Labellisée Zéro Phyto, la ville de Plérin les emploie depuis 2012 pour l’entretien et la mise en valeur de tous les espaces publics de la commune.

Pour l’entretien de la voirie et les trottoirs, le balayage mécanique ainsi que le désherbage thermique prévaut.

Dans les cimetières, la binette et la houe maraîchère ont remplacé le pulvérisateur.
Tout comme dans les espaces verts où les jardiniers de la ville se servent par ailleurs de déchets de branchage broyés comme paillage. Un couvert végétal qui limite la pousse des plantes indésirables.


Préserver l’environnement, l’affaire de tous

Pour autant, « la commune ne peut pas tout faire pour entretenir et embellir notre cadre de vie » souligne Pascal Laporte. « Les Plérinais ont aussi leur rôle à jouer. C’est même une obligation de nettoyer et désherber les abords des propriétés, le long des façades, des murets de clôture ou des trottoirs. Le brossage, l’arrachage manuel, le binage, ou encore la plantation de bandes fleuries1 sont efficaces pour maîtriser la végétation spontanée, sans recourir au pulvérisateur. Notre environnement s’en portera mieux.
Nous aussi. »


Des pratiques qu’il faudra bientôt adopter.

À compter du 1er janvier 2019. la vente des pesticides aux particuliers sera interdite.

D’ores et déjà, les traitements chimiques à proximité de tout point d’eau sont interdits (caniveau, grilles d’eau pluviale, fossé même sans eau) depuis 2008, et les traitements sont interdits sur les espaces verts, trottoirs et lieux de promenade publics depuis le 1er janvier 2017.

En cas d’infraction, les peines encourues peuvent aller jusqu’à 75000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement.

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Image des interdictions


Un entretien régulier

Pourtant, il est possible de se passer des produits chimiques au jardin. Un entretien régulier permet de contrôler la végétation indésirable tout en évitant des travaux trop lourds.

  • Pour les zones enherbées, il est bon de tondre ou de passer la débroussailleuse régulièrement.
    Le réaménagement en massif de plantes couvre-sols est une autre idée. Pour cela, la mise en place de paillage préviendra la pousse des dites « mauvaises » herbes (paille, feuilles mortes, broyat de branches, feutre biodégradable…)
  • Sur les surfaces dures, un balayage régulier (au balai de cantonnier) permet souvent de limiter l’implantation des mauvaises herbes.
    Passé une fois dans la saison, le nettoyeur haute pression élimine les mousses, lichens et jeunes plantules.
    Quand les mauvaises herbes sont implantées, binette, sarcloir et différents outils à main permettent de s’en débarrasser.
    Il est également possible d’utiliser de l’eau bouillante de cuisson, mais les quantités ne sont pas toujours suffisantes.
  • Sur les surfaces gravillonnées, l’entretien courant passe par le ratissage, le binage, le sarclage…
    Les aménagements doivent être limités en surface pour éviter un entretien trop contraignant. Pensez à l’enherbement, à certains dallages et pas japonais…
    Et quand on choisit de les refaire, il est préférable de mettre en place un feutre géotextile avant de poser le gravier.


Les jardins de trottoirs : une solution pour moins d’entretien et plus d’embellissement.

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Image de jardin de trottoir
  • Le principe
    Créer une bande végétalisée d’environ 15cm sur le trottoir en limite de propriété.
  • La démarche
    Définissez votre espace et demandez l’autorisation à la commune.
  • La commune vous accompagne
    Elle propose de prendre en charge la découpe du trottoir, le décaissement, et l’apport de terre végétale.
    Elle peut vous apporter des conseils pour le choix des végétaux.
    Aucune intervention ne peut être engagée sur le domaine public sans autorisation communale.
Voir Jardins de trottoirs (charte et document-type)




Contact

Service environnement
Hôtel de Ville
Rue de l’Espérance
CS 30310
22193 PLERIN CEDEX

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Tél. 02 96 79 82 05

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