Avoir 10 ans en 2012 : le tour du monde de Simon Guillemin
Navigation rapide
Le périple de Simon Guillemin, jeune plérinais de 23 ans, autour du monde.
Simon est de retour en France depuis mardi 17 juillet.
Projet soutenu par la Ville de Plérin. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Contact
Simon Guillemin
Courriel : simon.guillemin@gmail.com
Site : shootingtheworld.frDirection de la communication
Hôtel de ville
Rue de l’Espérance
BP 30310
22193 PLERIN CEDEX
Tél. 02 96 79 82 34
Courriel : contact@ville-plerin.fr

" Le mois de juin me rappelle une fois de plus que le temps passe vite. Je sens déjà l’odeur des 24 bougies que je m’apprête à souffler... Hier au Vietnam, je viens d’arriver au Cambodge, dernier pays de cette aventure fabuleuse avec la motivation forte de vous faire encore plus voyager. J’ai voulu terminer par le Cambodge, car je soupçonnais qu’il deviendrait le coup de cœur de ce voyage, et je souhaitais plus que tout rentrer la tête remplie de souvenirs. J’ai donc décidé de rencontrer 4 associations œuvrant dans le même but, à savoir améliorer le quotidien des enfants qu’elles recueillent et également leurs assurer un avenir. C’est par l’éducation qu’un pays se construit et s’élève. L’espoir du Cambodge se porte aujourd’hui sur sa nouvelle génération. Je vais donc rencontrer l’association « Toutes à l’école » fondée par Tina Kieffer et parrainée par Claire Chazal. Association de parrainage qui scolarise des fillettes défavorisées les écartant ainsi des réseaux de prostitution. Je vais rencontrer « Ptea Clara », un centre d’accueil visant à recueillir des enfants en mauvaise santé, abandonnés avec pour but premier l’adoption. L’association « Cambodge Enfance Développement » qui parraine près de 60 enfants par mois, et ayant fondé deux orphelinats dont « Little Hearts Orphenage » que je rencontrerai. « Pour un Sourire d’Enfant » est une association fondée par Christian et Marie-France des Pallières, ayant pour but de sortir de la misère les petits chiffonniers de la décharge de Stung Meanchey à Phnom Penh. Elle accueille aujourd’hui plus de 6500 enfants à travers le Cambodge. Des associations qui sont donc nées de la passion, du dévouement, de l’engagement profond de personnes ayant décidé d’investir de leur temps pour offrir un avenir à des milliers d’enfants dans un pays qui panse encore aujourd’hui les blessures d’une des plus horribles dérives, ethnique, religieuse et politique de l’histoire. Le Cambodge signera donc la fin d’un extraordinaire périple débuté un 3 septembre 2011 sur le continent sud-américain."
10/05/2012
" Carte postale 1 : Chers lecteurs, Il est un pays où les enfants naissent avec le sourire, où les hommes connaissent le sens du partage, où la couleur n’a d’importance que sa signification. Il est un endroit dans le monde où je rêvais poser mon regard. Alors que les jours défilent aussi vite que j’avale les kilomètres, je me rapproche un peu plus de la fin de cette aventure extraordinaire. Hier en Thaïlande, aujourd’hui au Laos et demain au Vietnam, il me restera le Cambodge pour clore ce voyage et me rendre compte que tout ça est passé bien vite. Je vous adresse cette pensée par voie postale.
Simon
Carte postale 2 : Chères lectrices, je vous écris d’un café où se balade entre les tables une musique à la sonorité jazz. Cette ambiance et ce décor ne sont pas sans me rappeler ces cafés parisiens que j’affectionne tant. Je suis pourtant au Laos, où je croise des enfants courant dans des éclats de rire, où je traverse ces petits villages authentiques avec pour toile de fond des montagnes préhistoriques. De Vang Vieng à Xam Neua en passant par Louang Prabang, le décor est somptueux. Les rizières revêtent un manteau vert, tandis quʼà Phonsavan, dans un tout autre décor, des enfants ramassent des obus éparpillés comme des pâquerettes. Ici les époques se confondent, et je constate avec effroi les traces de notre histoire.
Simon
Carte postale 3 : Chère Bretagne, voici plus de 8 mois que je voyage, jʼai découvert plus de pays en ce laps de temps quʼen 23 ans. Rassures-toi, je ne tʼoublie pas. Les nombreux Bretons que je croise me rappellent ces petites choses qui font de mon origine une fierté. Des crêpes au beurre salé aux fruits de mer, en passant par le cidre, dont j’ai retrouvé le goût dans la capitale laotienne, il y a 3 semaines de cela... En attendant Juillet, sache quʼici tout va bien, ne tʼen fais pas. "
Simon
10/04/2012
Quand deux mondes se partagent la même planète.
" Jʼai atterri à Hong-Kong le 24 Mars 2012, une longue vue à la main, avec pour message « à lʼhorizon tu remonteras le temps ». Après avoir parcouru plus de la moitié de la circonférence de la terre, je pointe désormais mon regard vers la France, où je me revois 7 mois plus tôt, le dos tourné vers lʼAsie, essayant dʼapercevoir sur la pointe des pieds le continent américain. Les secondes défilent à la manière des grains de sable dʼun sablier. Je suis à lʼheure actuelle en plein cœur de mon périple asiatique, hier à Hong-Kong, aujourd’hui en Thaïlande, demain au Laos, je continue mon bout de chemin comme si le temps ne comptait pas... ou presque.
Je rédige ce papier à la table dʼun café de la grande chaîne américaine « Starbucks ». Il est incroyable tant il est facile de se perdre géographiquement, en lʼespace de quelques heures dans cet environnement. Entre mes différents transits, je fréquente souvent les internet cafés, car il m’est possible de travailler en captant une connexion WIFI à la fraîcheur dʼune climatisation.
Cela fait bientôt 3 heures que je travaille à la mise à jour mon aventure : rédaction dʼun nouvel article, traitement des photos et édition vidéo. Une fois terminé, je range mes affaires et prends la direction de lʼescalator descendant les 3 étages de ce shopping-center.
Une fois dehors, je me retrouve face aux étals bancals de grillades ornant à la chaîne les trottoirs. Nous sommes à Bangkok. Dʼune décharge électrique dans la nuque, la réalité me rattrape et me rappelle où je suis. Quand lʼempire des chaînes de restauration spécialisée côtoient avec exubérance et dédain la réalité du monde extérieur. Au pied de ces imposants et luxueux buildings, des milliers de vendeurs à la peau noircie par la pollution, la trop longue exposition au soleil et les fumées de cuisson, animent les rues. Abandonné à mon ordinateur, jʼavais presque oublié quʼil faisait 36 °C à Bangkok aujourdʼhui... "
11/03/2012

Once upon a time... (*)
" Il existe des histoires sans fin, et dʼautres avec un point final. Mon aventure Australienne se termine quant à elle avec des points de suspension. Une aventure de 2 mois, près de 3000 km parcourus, dʼAdelaide à Sydney, en passant par Melbourne et Kangaroo Island. Un voyage magnifique, mais aussi différent. Une saison 2 de Shooting The World particulière, une bouffée dʼoxygène pour accueillir la saison 3 comme elle le mérite. Entre rencontres et retrouvailles, lʼAustralie sʼinscrit dans la liste des pays coups de coeur de ce voyage autour du monde. LʼOz comme on lʼappelle aussi, nʼa pas dit son dernier mot, et jʼadresse à Sydney dʼun signe de main, lʼespoir, que dis-je la certitude dʼun « à bientôt ».
Comment ne pas tomber amoureux de Sydney, capitale de coeur des Australiens ? Des abords de Darling Harbour à Circular Quay, de Paddington, Surry Hills, Bondi et Manly beach, du Botanic Garden à lʼOpéra et à lʼHarbour Bridge. Tandis que je me repasse le film de mon séjour, je ressens la même boule au ventre que celle du 19 Décembre 2011, lorsque je quittais le continent Sud Americain.
Entreprendre un voyage comme celui-ci, nécessite dʼêtre mentalement préparé à laisser derrière soit beaucoup de frustration. Bien entendu lʼaventure est merveilleuse, presque quʼinqualifiable, et heureusement, toute nouvelle destination permet de compenser la mélancolie de chaque départ. Une aventure humaine étourdissante, des découvertes ébouriffantes, la Nouvelle-Calédonie dʼune main tendue me tire de ce rêve, pour mʼy replonger un peu plus tard et sans doute un peu plus fort... "
(*) Il était une fois.
01/01/2012
Simon, où avez-vous passé Noël ?
- Sous le soleil et la douceur d’un début d’été, en Nouvelle-Zélande. J’en rêvais. Être le premier à le fêter !
Parlez-nous des us et coutumes des Néozélandais.
- C’est surprenant. Au menu, ni dinde, ni fruit de mer, ni bûche,… Enfin rien de ce que j’ai connu en 23 ans dans ma chère Bretagne. Ici à Whitianga, dans l’ile du Nord, nous avons partagé ce « Christmas day » à la façon des Kiwis(1), autour d’un barbecue. Le repas s’achève par un gâteau typique, le Pavlova(2). L’héritage Maori se mêle fortement avec l’héritage occidental. C’est pourquoi la Nouvelle-Zélande est souvent désignée comme un pays aux forts contrastes culturels. Pour les Maoris c’est le Pohutokawa, arbre aux fleurs rouges, qui fait office de sapin de Noël. A Auckland, j’observais avec surprise des Néo-Zélandaises porter en guise de serre-tête des cornes de rennes.
Un premier de l’an avec huit heures d’avance. Comment ça s’est passé ? Où étiez-vous à ce moment là ?
- Dans les rues de Wellington à attendre un feu d’artifice qui n’a jamais eu lieu en raison des mauvaises conditions météo. Il n’y a pas eu non plus d’acclamations de la foule dans les rues au moment du changement d’année. Une fête comme une autre finalement. Mais un premier de l’an tout de même mémorable car j’étais à des milliers de kilomètres de chez moi, avec des personnes de différentes nationalités.
Dans un contexte de crise économique mondiale, dans quel état d’esprit sont les Néozélandais ?
- Je vous avoue qu’ici la crise ne se ressent absolument pas, excepté pour nous Français ou Européens qui nous serrons la ceinture à la caisse des supermarchés, ou qui comme moi, avons opté pour des nuits en tente plutôt qu’en auberges. J’ai aussi abandonné les trajets en bus et me déplace en auto-stop. Ça marche plutôt bien !
Quatre mois jour pour jour après le début de votre périple et deux continents visités ou en cours de visite, comment vous sentez-vous ?
- Cette expérience est tout simplement magique. L’impression d’être dans un film, de changer de décor à chaque nouveau pays. J’ai appris énormément sur moi-même et m’enrichis culturellement. Bien que 2012 ait plutôt mal commencé (carte bancaire une nouvelle fois bloquée) je reste confiant sur cette année 2012. Comme je dis toujours le meilleur reste à venir. Je ne souhaite qu’une chose : que ce projet aboutisse du mieux possible.
(1) nom donné aux Néo-Zélandais
(2) dessert à base de meringue croustillant à l’extérieur, fondant à l’intérieur et décoré de fruits. Il a été inventé après un voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande de la ballerine Pavlova. Ce gâteau est très populaire et forme une part importante de la gastronomie des deux pays en étant fréquemment dégusté lors de célébrations telles que Noël.
09/12/2011
" Nous arrivons au Pérou, en longeant le Lac Titicaca. Enfant dans lʼâme, tout le long du trajet en bus pour rejoindre la vile de Puno, première étape de mon parcours, je me remémore les bandes dessinées dʼHergé quʼautrefois, je dévorais durant les week-ends. Ces images, ces bulles qui me faisaient rire et voyager. Hergé a bercé mon enfance comme les paysages du Pérou ont bercé mes nuits. Du temple du soleil aux vestiges Incas sur les hauteurs du Machu Pichu, jʼarrivais au Pérou au tout début du mois de novembre, pour ne le quitter finalement quʼun mois plus tard.
Le pays est un pays indescriptible, façonné par les vents violents venus des côtes pacifiques, sculpté par les Andes, envahi par la jungle amazonienne. Le Pérou, cʼest ce pays aux milles couleurs, aux subtiles saveurs, aux doux parfums envoutants se dégageant de la brume matinale de la jungle. Le Pérou regorge de villes toutes plus intéressantes les unes que les autres.
De Lima sa capitale, à Ilo, petite ville portuaire en passant par Cusco, ville classée au Patrimoine de lʼhumanité mais qui présente pourtant de bien tristes réalités. Parmi ces villes, il existe une ville nommée « Aguas Calientes » (eaux chaudes) ancrée dans la montagne, en plein cœur des rocheuses au pied du Machu Pichu. Isolée de tout, reliée au monde réel par une seule voie de chemin de fer, à 30 km des routes, dans laquelle je me rendis un matin, après une nuit difficile en pleine jungle.
Enfin, comment pourrais-je oublier de citer : Arequipa ville de près de 9 millions dʼhabitants culminant à 2 335 mètres dʼaltitude et dont lʼarchitecture coloniale basse (pour résister aux nombreux séismes) fut le berceau de lʼécrivain Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature en 2010. Ville emplie dʼhistoire, Arequipa mʼaura charmé par ses multiples visages. Je parle bien évidemment des enfants du centre nutritionnel Niños del Sol dont le siège associatif est à Saint Brieuc.
Le Pérou est véritablement le coup de ces 3 premiers mois de voyage. Partez au Pérou ! "
08/11/2011
" En septembre dernier je rencontrais ma première ONG : Solidariedade França Brasil, qui travaille en partie dans la banlieue de Rio de Janeiro, plus précisément dans la Baixada Fluminense (zone qui représente à elle seule 22,84% de la population de lʼÉtat, soit 3,6 millions de personnes).
Dans la Baixada Fluminense, les enfants de moins de 6 ans sont accueillis au sein de crêches et maternelles financées en grande majorité par des ONG et associations. Mais le pourcentage de ces « privilégiés » est faible (seulement 24%). On se rend compte avec tristesse que lʼEtat délaisse complètement sa nouvelle génération. Ce sont des gosses de 3 à 14 ans qui mʼont ouvert les portes de leur intimité. Les plus jeunes sont dʼune candeur, dʼune douceur, dʼune tendresse incroyable. Ils ont le contact facile, sont très éveillés et curieux. Ces enfants ont tout à donner. Cʼest toujours paradoxal, ce sont ceux qui ont le plus besoin dʼattention qui au final vous en offrent le plus. Un moment qui mʼa paru trop court. Il fallait déjà les quitter, car je quittais pour ma part Rio de Janeiro.
Le 4 Novembre dernier, après 15 000 kilomètres parcourus à travers le Brésil, le Paraguay et lʼArgentine, jʼarrivais à Sucre. Je fut tout bonnement charmé par Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie. Ville blanche connue pour son architecture baroque coloniale, ses universités de renom, son marché de fruits et légumes et ses boutiques typiques, où lʼon trouve écharpes, bonnets et pulls en alpaga. Le vendredi, jʼy rencontrais lʼorphelinat « Tata Juan de Dios » qui accueille des enfants de 0 à 5 ans. Je revois ce gamin cicatrice au front, ce marmot dʼ1 an avec un bec de lièvre, ces sœurs jumelles, ces enfants battus, rejetés, abandonnés qui mʼappelaient « papa ». Je fut bouleversé à lʼidée de les quitter le soir, mais jʼavais au fond de moi cet espoir que mon passage leur ait apporté un peu dʼamour, dʼattention et de tendresse. "






























