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Chenilles processionnaires

Face au risque de prolifération des chenilles processionnaires sur la commune, la Ville recommande la vigilance de tous. Explications.

Elles paraissent inoffensives. Les chenilles processionnaires doivent susciter la prudence.
D’autant qu’elles colonisent désormais toute la France. Leur apparition en Bretagne remonte aux années 2000. A Plérin, ces larves de papillon nocturne ont été vues pour la première fois en 2014. Depuis, les services techniques ont observé une recrudescence du nombre de nids (92 nids détruits à ce jour, contre 21 l’année dernière). D’où la crainte d’une prolifération préoccupante en termes de santé publique et d’environnement.


Des risques pour l’homme et les animaux

Les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils très urticants pour l’homme et les animaux (chiens et chevaux en particulier).
Des poils, très légers et volatiles.
Il faut donc éviter d’approcher les chenilles et surtout ne pas les toucher. Le moindre contact provoque des démangeaisons très vives, des irritations, des problèmes oculaires ou respiratoires, des allergies sévères, voire des œdèmes.


Des dégâts sur les résineux

Les chenilles processionnaires envahissent les résineux (pins et cèdres notamment). Elles se nourrissent de leurs aiguilles causant la défoliation, l’affaiblissement voire le dépérissement des arbres.


Faciles à reconnaître

Les observer reste une tache aisée. Au cours de l’été, la femelle pond ses œufs sur les résineux qui éclosent fin août. Les chenilles vont alors tisser jour après jour un nid blanc soyeux dans lequel elles se réfugient. Cette grosse boule blanche située à l’extrémité des branches est très caractéristique de l’espèce et facilement repérable à l’œil.
Les processions des chenilles peuvent se dérouler entre novembre et mai. Les chenilles vont alors quitter l’arbre, descendre le long du tronc en file indienne et s’enfouir dans le sol.
C’est au cours de la procession que le risque sanitaire est le plus important.


Les moyens de lutte

  • Installer des nichoirs pour les mésanges, des prédateurs naturels pouvant manger plus de 200 chenilles par jour.
  • Effectuer l’échenillage de la branche de novembre à avril. Il s’agit de couper la branche et de l’incinérer dans des conditions adaptées. Des prestataires spécialisés en destruction des nuisibles peuvent intervenir pour ces manipulations délicates.
  • Utiliser des éco-pièges qui capturent les chenilles lorsqu’elles descendent de l’arbre pour s’enterrer. Ce dispositif est doté d’un sac collecteur rempli de terre relié par un tube à une collerette réglable. Il est à positionner autour du tronc de l’arbre dès novembre jusqu’à mai. A l’issue de la saison, les sacs fermés peuvent être jetés avec les ordures ménagères.
  • Installer des pièges à phéromones de fin mai à septembre. Cette technique est dépourvue de produits nocifs et permet de capturer les mâles adultes.


La Ville s’engage

Face au risque de prolifération des chenilles processionnaires, la Ville a engagé des actions de lutte consistant notamment à recenser les nids, et à détruire ceux qui sont sur le domaine public.
Des nichoirs à mésanges et des pièges vont également être posés.
Les propriétaires sont invités à se montrer vigilants, à ouvrir l’œil et au besoin à agir.


Que faire si vous voyez un nid ?

  • Le déclarer en mairie : environnement@ville-plerin.fr ou 02 96 79 82 05
  • S’il est situé sur votre propriété, faire appel à prestataire pour le détruire.
  • S’il est sur le domaine public, les services municipaux interviendront.
  • S’il est sur une parcelle privée, les services municipaux préviendront les propriétaires concernés.
  • Puis éventuellement poser des pièges à phéromones l’été et/ou des éco-pièges à l’automne, et des nichoirs à mésanges.
Pour en savoir plus sur les chenille processionnaires




Contact

Service environnement
Hôtel de Ville
Rue de l’Espérance
CS 30310
22193 PLERIN CEDEX

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